Mais il faut pourtant que je travaille. Journal, articles, souvenirs.
Comparez toutes les offres
Meilleur prix: € 35,00 (à partir de 10-10-2020)1
KOLLWITZ Käthe search
Mais il faut pourtant que je travaille Journal articles souvenirs (2019)search
ISBN: 2022851854search ou 9782022851853, en français, Utilisé.
Du vendeur/antiquaire, Antinoë, Brest.
Paris, 2019 (21 x 25), 525 p., broché à rabats. (Livre neuf).
Paris, 2019 (21 x 25), 525 p., broché à rabats. (Livre neuf).
Commentaire de vendeur Antinoë, Brest:
Critique. Les tÃmoignages des proches de KÃâ¬the Kollwitz font tous Ãtat de son laconisme. Ses à uvres, au contraire, parlent à voix haute, elles sont criantesâ; elles revendiquent, dÃnoncent et dÃplorent. On pourrait tout à fait sâaccommoder dâune telle discrÃpance entre le silence de la personne privÃe et la force expressive de son art, si ce dÃsÃquilibre, qui relÃÅ¡ve moins dâun Ãtat de fait que dâune mÃconnaissance critique, nâavait portà à majorer le rÃel et puissant contenu politique de son à uvre et à figer Kollwitz dans lâimage dâune artiste engagÃe bien de son temps, avec les consÃquences que lâon peut imaginer et vÃrifier, notamment en France, pour la rÃception (ou plutÃŽt la non-rÃception) de son travail. Câest en vue de combler ce retard que LâAtelier contemporain, aprÃÅ¡s la publication en 2018 dâune premiÃÅ¡re Ãdition considÃrablement abrÃgÃe du Journal (qui fut aussi le premier ouvrage de Kollwitz traduit en France), en propose cette fois le texte intÃgral. Dans ce Journal entamà en 1908, alors que Kollwitz est âgÃe de 41 ans, et tenu jusquâà ce que son âge ne lâen empêche, en 1943, on dÃcouvre en effet une personnalità dont lâindÃniable engagement dans son Ãpoque est à la fois plus profond et plus fluctuant que ce que lâon pourrait imaginer. Plus profond, au sens oà il sâenracine dans sa gÃnÃalogie (une famille fortement marquÃe par lâÃvangÃlisme social et le marxisme) et dans sa vie la plus quotidienne (son mari mÃdecin se consacre corps et âme à sa patientÃÅ¡le ouvriÃÅ¡re). Plus fluctuant, parce quâil se fonde justement, non sur une conviction intellectuelle inflexible, mais sur un rapport largement affectif aux ÃvÃnements qui se dÃchaÃnent autour dâelles. De sorte que qualifier Kollwitz de marxiste, de socialiste, ou seulement de pacifiste, relÃÅ¡ve dâune simplification qui nous rend aveugle à lâextrême complexità qui marque son Ãpoque, son propre rapport au monde, et donc son travailâ: «âOn ne peut tout de même pas attendre dâun artiste, et qui plus est dâune femme, de sây retrouver dans lâextrême complexità de la situation actuelleâ» note-t-elle ainsi en 1920. Le Journal constitue ainsi un document dâautant plus important pour la comprÃhension de son à uvre et de son temps, quâil nous rÃvÃÅ¡le une femme qui ne se conÃoit pas moins comme un être privà que comme un animal politique et qui affronte toute turbulence conjointement dans ces deux domaines. Lâattention de Kollwitz est largement polarisÃe par sa vie familiale et intÃrieureâ; et à cÃŽtà des observations sur la vie publique, intellectuelle, culturelle, artistique de lâAllemagne de la premiÃÅ¡re moitià du XXe siÃÅ¡cle, le Journal recueille nombre de notations extrêmement personnelles sur ses relations avec ses proches, sur ses voyages, ainsi que sur le face-Ã-face avec son travail, ses angoisses et ses phases de dÃpression. La mort de son fils Hans au front dÃÅ¡s le dÃclenchement de la premiÃÅ¡re guerre mondiale, source dâune hantise qui trouvera seulement à sâexprimer en 1932, dans la sculpture des Parents endeuillÃs, offre de ce point de vue un des fils rouges de ce document, et la clef de comprÃhension dâun drame qui est tout autant celui de lâEurope que de son art et de sa vie intime. Voilà donc un ouvrage qui introduira le lecteur à une vision dâemblÃe complexe dâune des grandes artistes allemandes du siÃÅ¡cle dernier. Outre le journal lui-même, il comprend un ensemble de textes relevant de lâessai ou de lâautobiographie, 96 illustrations prÃsentant un panorama de son à uvre, ainsi quâune centaine dâautres documents photographiques concernant sa vie.
Numéro de commande vendeur: 21996
Numéro de commande de plate-forme Livre-Rare-Book.com: 2022851854
Mots-clés: Critique. Les témoignages des proches de KÃâ¬the Kollwitz font tous état de son laconisme. Ses à Âuvres, au contraire, parlent à voix haute, elles sont criantesâÂÂ; elles revendiquent, dénoncent et déplorent. On pourrait tout à fait sâÂÂaccommoder dâÂÂune telle discrépance entre le silence de la personne privée et la force expressive de son art, si ce déséquilibre, qui relÃÅ¡ve moins dâÂÂun état de fait que dâÂÂune méconnaissance critique, nâÂÂavait porté à majorer le réel et puissant contenu politique de son à Âuvre et à figer Kollwitz dans lâÂÂimage dâÂÂune artiste engagée bien de son temps, avec les conséquences que lâÂÂon peut imaginer et vérifier, notamment en France, pour la réception (ou plutÃŽt la non-réception) de son travail. CâÂÂest en vue de combler ce retard que LâÂÂAtelier contemporain, aprÃÅ¡s la publication en 2018 dâÂÂune premiÃÅ¡re édition considérablement abrégée du Journal (qui fut aussi le premier ouvrage de Kollwitz traduit en France), en propose cette fois le texte intégral. Dans ce Journal entamé en 1908, alors que Kollwitz est âgée de 41 ans, et tenu jusquâÂÂà ce que son âge ne lâÂÂen empêche, en 1943, on découvre en effet une personnalité dont lâÂÂindéniable engagement dans son époque est à la fois plus profond et plus fluctuant que ce que lâÂÂon pourrait imaginer. Plus profond, au sens où il sâÂÂenracine dans sa généalogie (une famille fortement marquée par lâÂÂévangélisme social et le marxisme) et dans sa vie la plus quotidienne (son mari médecin se consacre corps et âme à sa patientÃÅ¡le ouvriÃÅ¡re). Plus fluctuant, parce quâÂÂil se fonde justement, non sur une conviction intellectuelle inflexible, mais sur un rapport largement affectif aux événements qui se déchaînent autour dâÂÂelles. De sorte que qualifier Kollwitz de marxiste, de socialiste, ou seulement de pacifiste, relÃÅ¡ve dâÂÂune simplification qui nous rend aveugle à lâÂÂextrême complexité qui marque son époque, son propre rapport au monde, et donc son travailâÂÂ: «âÂÂOn ne peut tout de même pas attendre dâÂÂun artiste, et qui plus est dâÂÂune femme, de sâÂÂy retrouver dans lâÂÂextrême complexité de la situation actuelleâ» note-t-elle ainsi en 1920. Le Journal constitue ainsi un document dâÂÂautant plus important pour la compréhension de son à Âuvre et de son temps, quâÂÂil nous révÃÅ¡le une femme qui ne se conçoit pas moins comme un être privé que comme un animal politique et qui affronte toute turbulence conjointement dans ces deux domaines. LâÂÂattention de Kollwitz est largement polarisée par sa vie familiale et intérieureâÂÂ; et à cÃŽté des observations sur la vie publique, intellectuelle, culturelle, artistique de lâÂÂAllemagne de la premiÃÅ¡re moitié du XXe siÃÅ¡cle, le Journal recueille nombre de notations extrêmement personnelles sur ses relations avec ses proches, sur ses voyages, ainsi que sur le face-à-face avec son travail, ses angoisses et ses phases de dépression. La mort de son fils Hans au front dÃÅ¡s le déclenchement de la premiÃÅ¡re guerre mondiale, source dâÂÂune hantise qui trouvera seulement à sâÂÂexprimer en 1932, dans la sculpture des Parents endeuillés, offre de ce point de vue un des fils rouges de ce document, et la clef de compréhension dâÂÂun drame qui est tout autant celui de lâÂÂEurope que de son art et de sa vie intime. Voilà donc un ouvrage qui introduira le lecteur à une vision dâÂÂemblée complexe dâÂÂune des grandes artistes allemandes du siÃÅ¡cle dernier. Outre le journal lui-même, il comprend un ensemble de textes relevant de lâÂÂessai ou de lâÂÂautobiographie, 96 illustrations présentant un panorama de son à Âuvre, ainsi quâÂÂune centaine dâÂÂautres documents photographiques concernant sa vie. KOLLWITZ Käthe.
Données de 10-10-2020 21:24h
ISBN (notations alternatives): 2-02-285185-4, 978-2-02-285185-3
Critique. Les tÃmoignages des proches de KÃâ¬the Kollwitz font tous Ãtat de son laconisme. Ses à uvres, au contraire, parlent à voix haute, elles sont criantesâ; elles revendiquent, dÃnoncent et dÃplorent. On pourrait tout à fait sâaccommoder dâune telle discrÃpance entre le silence de la personne privÃe et la force expressive de son art, si ce dÃsÃquilibre, qui relÃÅ¡ve moins dâun Ãtat de fait que dâune mÃconnaissance critique, nâavait portà à majorer le rÃel et puissant contenu politique de son à uvre et à figer Kollwitz dans lâimage dâune artiste engagÃe bien de son temps, avec les consÃquences que lâon peut imaginer et vÃrifier, notamment en France, pour la rÃception (ou plutÃŽt la non-rÃception) de son travail. Câest en vue de combler ce retard que LâAtelier contemporain, aprÃÅ¡s la publication en 2018 dâune premiÃÅ¡re Ãdition considÃrablement abrÃgÃe du Journal (qui fut aussi le premier ouvrage de Kollwitz traduit en France), en propose cette fois le texte intÃgral. Dans ce Journal entamà en 1908, alors que Kollwitz est âgÃe de 41 ans, et tenu jusquâà ce que son âge ne lâen empêche, en 1943, on dÃcouvre en effet une personnalità dont lâindÃniable engagement dans son Ãpoque est à la fois plus profond et plus fluctuant que ce que lâon pourrait imaginer. Plus profond, au sens oà il sâenracine dans sa gÃnÃalogie (une famille fortement marquÃe par lâÃvangÃlisme social et le marxisme) et dans sa vie la plus quotidienne (son mari mÃdecin se consacre corps et âme à sa patientÃÅ¡le ouvriÃÅ¡re). Plus fluctuant, parce quâil se fonde justement, non sur une conviction intellectuelle inflexible, mais sur un rapport largement affectif aux ÃvÃnements qui se dÃchaÃnent autour dâelles. De sorte que qualifier Kollwitz de marxiste, de socialiste, ou seulement de pacifiste, relÃÅ¡ve dâune simplification qui nous rend aveugle à lâextrême complexità qui marque son Ãpoque, son propre rapport au monde, et donc son travailâ: «âOn ne peut tout de même pas attendre dâun artiste, et qui plus est dâune femme, de sây retrouver dans lâextrême complexità de la situation actuelleâ» note-t-elle ainsi en 1920. Le Journal constitue ainsi un document dâautant plus important pour la comprÃhension de son à uvre et de son temps, quâil nous rÃvÃÅ¡le une femme qui ne se conÃoit pas moins comme un être privà que comme un animal politique et qui affronte toute turbulence conjointement dans ces deux domaines. Lâattention de Kollwitz est largement polarisÃe par sa vie familiale et intÃrieureâ; et à cÃŽtà des observations sur la vie publique, intellectuelle, culturelle, artistique de lâAllemagne de la premiÃÅ¡re moitià du XXe siÃÅ¡cle, le Journal recueille nombre de notations extrêmement personnelles sur ses relations avec ses proches, sur ses voyages, ainsi que sur le face-Ã-face avec son travail, ses angoisses et ses phases de dÃpression. La mort de son fils Hans au front dÃÅ¡s le dÃclenchement de la premiÃÅ¡re guerre mondiale, source dâune hantise qui trouvera seulement à sâexprimer en 1932, dans la sculpture des Parents endeuillÃs, offre de ce point de vue un des fils rouges de ce document, et la clef de comprÃhension dâun drame qui est tout autant celui de lâEurope que de son art et de sa vie intime. Voilà donc un ouvrage qui introduira le lecteur à une vision dâemblÃe complexe dâune des grandes artistes allemandes du siÃÅ¡cle dernier. Outre le journal lui-même, il comprend un ensemble de textes relevant de lâessai ou de lâautobiographie, 96 illustrations prÃsentant un panorama de son à uvre, ainsi quâune centaine dâautres documents photographiques concernant sa vie.
Numéro de commande vendeur: 21996
Numéro de commande de plate-forme Livre-Rare-Book.com: 2022851854
Mots-clés: Critique. Les témoignages des proches de KÃâ¬the Kollwitz font tous état de son laconisme. Ses à Âuvres, au contraire, parlent à voix haute, elles sont criantesâÂÂ; elles revendiquent, dénoncent et déplorent. On pourrait tout à fait sâÂÂaccommoder dâÂÂune telle discrépance entre le silence de la personne privée et la force expressive de son art, si ce déséquilibre, qui relÃÅ¡ve moins dâÂÂun état de fait que dâÂÂune méconnaissance critique, nâÂÂavait porté à majorer le réel et puissant contenu politique de son à Âuvre et à figer Kollwitz dans lâÂÂimage dâÂÂune artiste engagée bien de son temps, avec les conséquences que lâÂÂon peut imaginer et vérifier, notamment en France, pour la réception (ou plutÃŽt la non-réception) de son travail. CâÂÂest en vue de combler ce retard que LâÂÂAtelier contemporain, aprÃÅ¡s la publication en 2018 dâÂÂune premiÃÅ¡re édition considérablement abrégée du Journal (qui fut aussi le premier ouvrage de Kollwitz traduit en France), en propose cette fois le texte intégral. Dans ce Journal entamé en 1908, alors que Kollwitz est âgée de 41 ans, et tenu jusquâÂÂà ce que son âge ne lâÂÂen empêche, en 1943, on découvre en effet une personnalité dont lâÂÂindéniable engagement dans son époque est à la fois plus profond et plus fluctuant que ce que lâÂÂon pourrait imaginer. Plus profond, au sens où il sâÂÂenracine dans sa généalogie (une famille fortement marquée par lâÂÂévangélisme social et le marxisme) et dans sa vie la plus quotidienne (son mari médecin se consacre corps et âme à sa patientÃÅ¡le ouvriÃÅ¡re). Plus fluctuant, parce quâÂÂil se fonde justement, non sur une conviction intellectuelle inflexible, mais sur un rapport largement affectif aux événements qui se déchaînent autour dâÂÂelles. De sorte que qualifier Kollwitz de marxiste, de socialiste, ou seulement de pacifiste, relÃÅ¡ve dâÂÂune simplification qui nous rend aveugle à lâÂÂextrême complexité qui marque son époque, son propre rapport au monde, et donc son travailâÂÂ: «âÂÂOn ne peut tout de même pas attendre dâÂÂun artiste, et qui plus est dâÂÂune femme, de sâÂÂy retrouver dans lâÂÂextrême complexité de la situation actuelleâ» note-t-elle ainsi en 1920. Le Journal constitue ainsi un document dâÂÂautant plus important pour la compréhension de son à Âuvre et de son temps, quâÂÂil nous révÃÅ¡le une femme qui ne se conçoit pas moins comme un être privé que comme un animal politique et qui affronte toute turbulence conjointement dans ces deux domaines. LâÂÂattention de Kollwitz est largement polarisée par sa vie familiale et intérieureâÂÂ; et à cÃŽté des observations sur la vie publique, intellectuelle, culturelle, artistique de lâÂÂAllemagne de la premiÃÅ¡re moitié du XXe siÃÅ¡cle, le Journal recueille nombre de notations extrêmement personnelles sur ses relations avec ses proches, sur ses voyages, ainsi que sur le face-à-face avec son travail, ses angoisses et ses phases de dépression. La mort de son fils Hans au front dÃÅ¡s le déclenchement de la premiÃÅ¡re guerre mondiale, source dâÂÂune hantise qui trouvera seulement à sâÂÂexprimer en 1932, dans la sculpture des Parents endeuillés, offre de ce point de vue un des fils rouges de ce document, et la clef de compréhension dâÂÂun drame qui est tout autant celui de lâÂÂEurope que de son art et de sa vie intime. Voilà donc un ouvrage qui introduira le lecteur à une vision dâÂÂemblée complexe dâÂÂune des grandes artistes allemandes du siÃÅ¡cle dernier. Outre le journal lui-même, il comprend un ensemble de textes relevant de lâÂÂessai ou de lâÂÂautobiographie, 96 illustrations présentant un panorama de son à Âuvre, ainsi quâÂÂune centaine dâÂÂautres documents photographiques concernant sa vie. KOLLWITZ Käthe.
Données de 10-10-2020 21:24h
ISBN (notations alternatives): 2-02-285185-4, 978-2-02-285185-3
autorenew