Mais il faut pourtant que je travaille. Journal, articles, souvenirs.
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KOLLWITZ Käthe search

Mais il faut pourtant que je travaille Journal articles souvenirs (2019)search

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ISBN: 2022851854search ou 9782022851853, en français, Utilisé.

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Du vendeur/antiquaire, Antinoë, Brest.
Paris, 2019 (21 x 25), 525 p., broché à rabats. (Livre neuf).
Commentaire de vendeur Antinoë, Brest:
Critique. Les tÃmoignages des proches de KÀthe Kollwitz font tous Ãtat de son laconisme. Ses Åuvres, au contraire, parlent à voix haute, elles sont criantesâ; elles revendiquent, dÃnoncent et dÃplorent. On pourrait tout à fait sâaccommoder dâune telle discrÃpance entre le silence de la personne privÃe et la force expressive de son art, si ce dÃsÃquilibre, qui relÚve moins dâun Ãtat de fait que dâune mÃconnaissance critique, nâavait portà à majorer le rÃel et puissant contenu politique de son Åuvre et à figer Kollwitz dans lâimage dâune artiste engagÃe bien de son temps, avec les consÃquences que lâon peut imaginer et vÃrifier, notamment en France, pour la rÃception (ou plutÃŽt la non-rÃception) de son travail. Câest en vue de combler ce retard que LâAtelier contemporain, aprÚs la publication en 2018 dâune premiÚre Ãdition considÃrablement abrÃgÃe du Journal (qui fut aussi le premier ouvrage de Kollwitz traduit en France), en propose cette fois le texte intÃgral. Dans ce Journal entamà en 1908, alors que Kollwitz est âgÃe de 41 ans, et tenu jusquâà ce que son âge ne lâen empêche, en 1943, on dÃcouvre en effet une personnalità dont lâindÃniable engagement dans son Ãpoque est à la fois plus profond et plus fluctuant que ce que lâon pourrait imaginer. Plus profond, au sens oà il sâenracine dans sa gÃnÃalogie (une famille fortement marquÃe par lâÃvangÃlisme social et le marxisme) et dans sa vie la plus quotidienne (son mari mÃdecin se consacre corps et âme à sa patientÚle ouvriÚre). Plus fluctuant, parce quâil se fonde justement, non sur une conviction intellectuelle inflexible, mais sur un rapport largement affectif aux ÃvÃnements qui se dÃchaÃnent autour dâelles. De sorte que qualifier Kollwitz de marxiste, de socialiste, ou seulement de pacifiste, relÚve dâune simplification qui nous rend aveugle à lâextrême complexità qui marque son Ãpoque, son propre rapport au monde, et donc son travailâ: «âOn ne peut tout de même pas attendre dâun artiste, et qui plus est dâune femme, de sây retrouver dans lâextrême complexità de la situation actuelleâ» note-t-elle ainsi en 1920. Le Journal constitue ainsi un document dâautant plus important pour la comprÃhension de son Åuvre et de son temps, quâil nous rÃvÚle une femme qui ne se conÃoit pas moins comme un être privà que comme un animal politique et qui affronte toute turbulence conjointement dans ces deux domaines. Lâattention de Kollwitz est largement polarisÃe par sa vie familiale et intÃrieureâ; et à cÃŽtà des observations sur la vie publique, intellectuelle, culturelle, artistique de lâAllemagne de la premiÚre moitià du XXe siÚcle, le Journal recueille nombre de notations extrêmement personnelles sur ses relations avec ses proches, sur ses voyages, ainsi que sur le face-Ã-face avec son travail, ses angoisses et ses phases de dÃpression. La mort de son fils Hans au front dÚs le dÃclenchement de la premiÚre guerre mondiale, source dâune hantise qui trouvera seulement à sâexprimer en 1932, dans la sculpture des Parents endeuillÃs, offre de ce point de vue un des fils rouges de ce document, et la clef de comprÃhension dâun drame qui est tout autant celui de lâEurope que de son art et de sa vie intime. Voilà donc un ouvrage qui introduira le lecteur à une vision dâemblÃe complexe dâune des grandes artistes allemandes du siÚcle dernier. Outre le journal lui-même, il comprend un ensemble de textes relevant de lâessai ou de lâautobiographie, 96 illustrations prÃsentant un panorama de son Åuvre, ainsi quâune centaine dâautres documents photographiques concernant sa vie.
Numéro de commande vendeur: 21996
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Mots-clés: Critique. Les témoignages des proches de KÀthe Kollwitz font tous état de son laconisme. Ses œuvres, au contraire, parlent à voix haute, elles sont criantes ; elles revendiquent, dénoncent et déplorent. On pourrait tout à fait s’accommoder d’une telle discrépance entre le silence de la personne privée et la force expressive de son art, si ce déséquilibre, qui relÚve moins d’un état de fait que d’une méconnaissance critique, n’avait porté à majorer le réel et puissant contenu politique de son œuvre et à figer Kollwitz dans l’image d’une artiste engagée bien de son temps, avec les conséquences que l’on peut imaginer et vérifier, notamment en France, pour la réception (ou plutÃŽt la non-réception) de son travail. C’est en vue de combler ce retard que L’Atelier contemporain, aprÚs la publication en 2018 d’une premiÚre édition considérablement abrégée du Journal (qui fut aussi le premier ouvrage de Kollwitz traduit en France), en propose cette fois le texte intégral. Dans ce Journal entamé en 1908, alors que Kollwitz est âgée de 41 ans, et tenu jusqu’à ce que son âge ne l’en empêche, en 1943, on découvre en effet une personnalité dont l’indéniable engagement dans son époque est à la fois plus profond et plus fluctuant que ce que l’on pourrait imaginer. Plus profond, au sens où il s’enracine dans sa généalogie (une famille fortement marquée par l’évangélisme social et le marxisme) et dans sa vie la plus quotidienne (son mari médecin se consacre corps et âme à sa patientÚle ouvriÚre). Plus fluctuant, parce qu’il se fonde justement, non sur une conviction intellectuelle inflexible, mais sur un rapport largement affectif aux événements qui se déchaînent autour d’elles. De sorte que qualifier Kollwitz de marxiste, de socialiste, ou seulement de pacifiste, relÚve d’une simplification qui nous rend aveugle à l’extrême complexité qui marque son époque, son propre rapport au monde, et donc son travail : «â€‰On ne peut tout de même pas attendre d’un artiste, et qui plus est d’une femme, de s’y retrouver dans l’extrême complexité de la situation actuelle » note-t-elle ainsi en 1920. Le Journal constitue ainsi un document d’autant plus important pour la compréhension de son œuvre et de son temps, qu’il nous révÚle une femme qui ne se conçoit pas moins comme un être privé que comme un animal politique et qui affronte toute turbulence conjointement dans ces deux domaines. L’attention de Kollwitz est largement polarisée par sa vie familiale et intérieure ; et à cÃŽté des observations sur la vie publique, intellectuelle, culturelle, artistique de l’Allemagne de la premiÚre moitié du XXe siÚcle, le Journal recueille nombre de notations extrêmement personnelles sur ses relations avec ses proches, sur ses voyages, ainsi que sur le face-à-face avec son travail, ses angoisses et ses phases de dépression. La mort de son fils Hans au front dÚs le déclenchement de la premiÚre guerre mondiale, source d’une hantise qui trouvera seulement à s’exprimer en 1932, dans la sculpture des Parents endeuillés, offre de ce point de vue un des fils rouges de ce document, et la clef de compréhension d’un drame qui est tout autant celui de l’Europe que de son art et de sa vie intime. Voilà donc un ouvrage qui introduira le lecteur à une vision d’emblée complexe d’une des grandes artistes allemandes du siÚcle dernier. Outre le journal lui-même, il comprend un ensemble de textes relevant de l’essai ou de l’autobiographie, 96 illustrations présentant un panorama de son œuvre, ainsi qu’une centaine d’autres documents photographiques concernant sa vie. KOLLWITZ Käthe.
Données de 10-10-2020 21:24h
ISBN (notations alternatives): 2-02-285185-4, 978-2-02-285185-3